Dakar, haut lieu de la culture africaine, a une fois encore affirmé son rôle d’avant-garde avec la présentation officielle du recueil Veillées Africaines de Dre Ndeye Astou Ndiaye. Ce lancement s’est déroulé dans le cadre majestueux du Musée des Civilisations Noires (MCN), un écrin parfait pour une œuvre qui célèbre les traditions orales et leur importance dans la préservation de notre patrimoine culturel.
Ce musée, véritable temple de la mémoire africaine, offre un décor emblématique où chaque pierre semble raconter une histoire. En accueillant Veillées Africaines , il devient également un espace de dialogue entre le passé et l’avenir, un pont entre les générations et leurs savoirs ancestraux.
La soirée fut marquée par la présence charismatique de Sarah Senghor, qui a assuré en maîtresse de cérémonie avec grâce et professionnalisme. Sa prestation a permis de guider les invités à travers une succession d’événements aussi riches que variés.
« Cette œuvre est une passerelle entre le passé et l’avenir, un hommage vibrant à la parole ancestrale ». Monsieur Bakary Sarr, Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique.
L’événement a débuté sous les meilleurs auspices avec des interventions marquantes. Monsieur Bakary Sarr, Secrétaire d’État à la Culture, ainsi que le Directeur du MCN, ont salué l’apport considérable de Dre Ndiaye à la transmission des savoirs. Dans son discours, Bakary Sarr a souligné que cette œuvre est bien plus qu’un simple livre : elle constitue une passerelle entre le passé et l’avenir, un hommage vibrant à la parole ancestrale.
Mais pourquoi tant d’honneurs pour ce recueil ? Parce que Veillées Africaines n’est pas seulement une collection de contes ; c’est un acte de résistance culturelle. À une époque où les influences extérieures menacent parfois nos racines, cet ouvrage rappelle combien les récits traditionnels sont essentiels pour forger notre identité collective.
Un des moments forts de la soirée fut le panel de discussion animé par Thierno Souleymane Niang, médiateur reconnu pour son brio et sa capacité à poser des questions pertinentes. Avec une aisance remarquable, il a su guider les débats autour du thème « Transmission intergénérationnelle et savoirs décoloniaux. Quelle construction sociétale ? ».
Thierno Souleymane Niang a non seulement facilité les discussions mais a également apporté une touche personnelle en relançant les intervenants avec des questions stimulantes. Grâce à lui, le débat est resté dynamique tout au long de la session.
Parmi les intervenants figuraient :
Ces discussions ont permis de mettre en lumière le potentiel transformateur des contes africains. Ils ne sont pas seulement des outils pédagogiques ; ils sont des instruments de guérison sociale, capables de rétablir des liens brisés et de reconstruire des communautés solidaires.
À la fin de cette séquence, Thierno Souleymane Niang a pris une initiative symbolique en appelant les enfants présents à prendre la parole. Ces jeunes représentants de la future génération ont posé des questions pertinentes, témoignant ainsi de leur intérêt pour les traditions orales et leur rôle dans la société moderne. Ce moment a été particulièrement émouvant, car il illustrait parfaitement l’enjeu principal du livre : transmettre ces récits aux générations futures.
À travers ce livre, Dre Ndeye Astou Ndiaye s’inscrit dans une dynamique de préservation des récits africains souvent négligés ou éclipsés. Son objectif est clair : réhabiliter et transmettre la sagesse ancestrale à travers des contes riches en symboles et en valeurs. Ces histoires ne sont pas seulement des divertissements ; elles portent en elles des leçons de vie, des enseignements moraux et des visions du monde profondément ancrées dans notre réalité africaine.
En intégrant ces récits dans le tissu social contemporain, l’auteure contribue à construire un héritage vivant, capable de répondre aux défis modernes tout en restant fidèle à ses origines.
« Chaque conte est une étoile qui éclaire notre identité », Dre Ndeye Astou Ndiaye
L’un des messages forts de la rencontre fut l’appel à intégrer le conte africain dans le système éducatif, comme l’a défendu El Hadj Leeboon, maître conteur. Il considère que ces récits participent à l’éveil des consciences et à la transmission des valeurs fondamentales.
La journée a culminé avec la lecture d’extraits du livre, plongeant le public dans un univers poétique et envoûtant. Chaque mot semblait vibrer sous la voix de l’auteure, transportant ses auditeurs dans un monde peuplé de personnages légendaires et de leçons intemporelles.
Ces performances étaient plus qu’une simple démonstration artistique ; elles étaient une célébration de la vitalité de la tradition orale. Elles montraient que même aujourd’hui, dans un monde dominé par les écrans numériques, les mots parlés continuent de toucher les cœurs et d’éveiller les esprits.
Dans un discours poignant, Dre Ndeye Astou Ndiaye a expliqué que son ouvrage est né d’un besoin urgent de préserver une mémoire collective en danger. « Chaque conte est une étoile qui éclaire notre identité », a-t-elle déclaré, mettant en avant l’importance de ces récits dans la construction de notre identité individuelle et collective.
Son engagement linguistique est également remarquable. En traduisant certains passages en wolof, elle rend accessible ces récits à un public encore plus large, renforçant ainsi l’enracinement culturel de son projet. Cet effort inclusif est une leçon pour tous ceux qui cherchent à promouvoir la diversité culturelle et linguistique.
Au-delà d’un simple livre, Veillées Africaines s’inscrit comme un ouvrage de référence pour la sauvegarde des traditions orales africaines. Il aborde des thèmes universels tels que la famille, la transmission et la connexion avec la nature, tout en restant profondément ancré dans la réalité africaine.
Grâce à des figures de proue du monde intellectuel telles que Dr Marema Toure Thiam, Dior Fall Sow et le Professeur Achille Mbembe, présentes lors de l’événement, cet ouvrage gagne en légitimité et en visibilité. Il devient un pont entre les cultures, une invitation à explorer les richesses cachées de notre continent.
Elle souhaite préserver et transmettre les récits oraux africains en les adaptant aux enjeux contemporains.
Son accessibilité, sa richesse symbolique et sa traduction en wolof en font un ouvrage unique.
Oui, il constitue un excellent support pédagogique pour sensibiliser les jeunes à la culture orale.
La transmission intergénérationnelle, la mémoire collective, la nature et les valeurs familiales.
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