Un hommage saisissant à la puissance, à la mémoire et à la résilience des femmes noires : c’est ce que propose le Musée des Civilisations Noires (MCN) de Dakar à travers sa nouvelle exposition itinérante baptisée « Abafa(ba)zi ». Imaginée par la commissaire sud-africaine Thina Miya, cette exposition s’inscrit dans la programmation 2025 du musée et résonne comme un manifeste vibrant de l’afroféminisme contemporain.
Présentée comme un espace d’écoute, de réflexion et de transmission, Abafa(ba)zi retrace des récits à la fois intimes et collectifs, en mettant en lumière les trajectoires de femmes africaines et afrodescendantes. Des femmes qui, dans l’ombre ou la lumière, ont porté la connaissance, résisté à l’effacement, et tissé des ponts entre passé et futur.
Le titre, issu de la langue zoulou, signifie « celles qui meurent en sachant ». Une manière poétique mais puissante de rappeler que ces femmes détiennent et transmettent des savoirs essentiels, souvent invisibilisés dans les discours dominants.
Le vernissage de l’exposition s’est tenu ce mercredi soir au MCN, en présence de figures marquantes du monde culturel, diplomatique et institutionnel.
Khady Diène Gaye, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Culture, a salué une exposition qui dépasse le cadre artistique pour devenir un acte politique :
« L’afroféminisme n’est pas un concept lointain ou théorique. Il se nourrit de la créativité, de la combativité, de l’exemplarité des femmes africaines. Qu’elles soient reines guerrières d’hier, intellectuelles, artistes ou activistes d’aujourd’hui, elles nous éclairent ».
Stéphane Peter, directrice du Goethe-Institut de Dakar, partenaire du projet, a rappelé que cette exposition est le fruit d’une collaboration entre plusieurs Goethe-Institut d’Afrique subsaharienne. Elle réunit les œuvres de sept artistes et chercheurs africains et afrodescendants, autour de thématiques aussi diverses que les récits familiaux, les résistances invisibles et l’engagement féministe.
L’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Sönke Simon, a quant à lui salué la richesse visuelle et sonore de l’exposition, portée par onze artistes venus du Bénin au Zimbabwe. Il a insisté sur :
« la symbolique forte de ces femmes noires, véritables détentrices et passeuses de savoir dans leurs communautés ».
Visible jusqu’à fin septembre 2025, Abafa(ba)zi offre un parcours sensible et puissant qui nous interpelle : quelles sont les mémoires que nous portons ? Qui a le droit de raconter l’Histoire ? Et comment donner enfin toute leur place aux femmes dans le récit du monde ?
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