Le samedi dernier, l’Institut français de Saint-Louis (nord) a été le théâtre d’un panel exclusivement dédié au statut de l’artiste sénégalais, une initiative qui s’inscrit parfaitement dans les activités de la 13ème édition du festival Métissons.
Le thème central de ce panel, axé sur le statut de l’artiste au Sénégal, a suscité la participation active de la directrice du Centre culturel régional de Saint-Louis, Mme Sira Bâ, ainsi que d’autres acteurs éminents de la scène culturelle sénégalaise.
Daniel Gomes, président de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (AMS), a salué la pertinence de ce thème. Il souligne l’importance cruciale de traiter d’un sujet qui, bien que voté depuis 2020, demeure méconnu de nombreux artistes. Dans une déclaration à l’APS, M. Gomes affirme : « On a trouvé pertinent de traiter cette année du statut de l’artiste qui a été voté depuis 2020 mais que très peu d’artistes savent quel est le contenu, qu’est-ce que ça leur apporte. »
En tant que membre du conseil d’administration de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV), Daniel Gomes met en lumière la nécessité impérieuse d’assurer une protection sociale adéquate pour les travailleurs du secteur culturel. Il insiste sur le fait que la loi sur le statut de l’artiste ne se limite pas à l’obtention d’une simple carte professionnelle, mais vise plutôt à garantir aux travailleurs culturels des droits sociaux tels que la sécurité sociale et la retraite, des aspects souvent méconnus.
Il révèle : « Alors que l’esprit de la loi sur le statut de l’artiste n’insiste pas sur le fait juste d’avoir une carte professionnelle mais sur le fait de comment peut-être traiter le travailleur du secteur de la culture qu’il sache qu’il est aujourd’hui avec une présomption de salariat c’est-à-dire qu’il a droit à une protection sociale à savoir caisse de sécurité sociale, retraite comme n’importe quel travailleur du Sénégal beaucoup ne le savent pas. »
Daniel Gomes souligne également que ce panel s’inscrit dans le cadre d’une convention entre l’AMS et Métissons, visant à transformer le festival en un lieu d’échanges, de rencontres, mais surtout d’informations cruciales. Il insiste sur la nécessité de formaliser les contrats pour renforcer la reconnaissance des droits des artistes.
En décembre 2020, l’Assemblée nationale du Sénégal a voté et promulgué la loi sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture. Cette loi, signée par le président de la République le 13 mars 2021, énonce clairement le droit à la protection sociale pour tous les acteurs culturels du pays.
Le festival Métissons, en tant qu’événement culturel de renom, réunit des artistes locaux et internationaux. Cette célébration, qui s’étend sur 48 heures, offre une opportunité exceptionnelle aux organisateurs de mettre en avant la riche culture de Saint-Louis.
La convention entre l’AMS et Métissons montre l’engagement des deux parties à faire du festival non seulement une vitrine festive, mais également un espace de dialogue, de rencontres, et d’éducation. La vision est de faire du festival Métissons un levier de sensibilisation et de compréhension du statut de l’artiste au Sénégal.
Daniel Gomes insiste sur l’importance de la formalisation des contrats dans le domaine artistique. Selon lui, cette formalité contribuerait à clarifier les droits et responsabilités des artistes, renforçant ainsi la reconnaissance de leur statut. Il souligne que le statut de l’artiste ne se résume pas à une simple carte professionnelle, mais à la garantie d’une sécurité sociale, d’une retraite, et d’autres avantages qui échappent souvent à la conscience des travailleurs culturels.
Une des missions essentielles évoquées lors du panel est l’éducation des artistes sur leurs droits en vertu de la loi sur le statut de l’artiste. Beaucoup d’artistes, bien que jouissant de cette législation depuis 2020, restent dans l’ignorance quant aux avantages concrets qu’elle leur procure. Cette méconnaissance souligne la nécessité d’initiatives éducatives visant à informer les acteurs culturels sur leurs droits et à encourager une approche plus formelle des engagements artistiques.
En conclusion, le panel sur le statut de l’artiste lors du festival Métissons représente une étape cruciale dans la promotion et la compréhension de cette loi au Sénégal. L’événement sert de plateforme pour sensibiliser les artistes sur leurs droits et encourager une approche plus structurée de leur carrière. Avec la formalisation des contrats et la garantie de la protection sociale, le statut de l’artiste devient un pilier essentiel du paysage culturel sénégalais, favorisant ainsi le développement durable du secteur artistique.
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