La culture gnaouie ou gnaoua, dont les racines plongent dans l’arrivée des esclaves noirs au Maghreb au 16ᵉ siècle, est décrite par l’universitaire marocain Marwane Jaouat comme « africaine par la sève et maghrébine par greffe ». Cette description illustre parfaitement l’identité culturelle riche et diversifiée de l’Afrique, un continent à la fois profondément enraciné et ouvert.
Marwane Jaouat, dans une interview accordée à l’APS lors de la 25ᵉ édition du Festival gnaoua et Musique du monde d’Essaouira, a déclaré : « La culture gnaoua est africaine par la sève et maghrébine par greffe. L’Afrique, comme disait Rilke, est dans la +promesse de l’ouvert+. » Cette perspective souligne l’aptitude de l’Afrique à s’enrichir tout en restant fidèle à ses racines.
L’enseignant-chercheur de l’université Mohamed VI Polytechnique (UM6P) de Ben Guérir, située à 72 kilomètres de Marrakech, a participé à une table ronde sur la culture gnaoua. Il a souligné l’ouverture des Gnaouis : « On remarque cette ouverture chez les Gnaouis. Il n’y a pas cette fermeture, en fait. Ils sont dans l’ouvert. » Selon Jaouat, il serait pertinent d’étudier comment ces confluences culturelles se développent et quels processus les sous-tendent.
Le Gnaoua désigne un peuple descendant principalement d’esclaves, intégrant des éléments des cultures berbères, africaines subsahariennes et islamiques, ainsi que leurs traditions religieuses et musicales. Cette diversité illustre un syncrétisme culturel unique en son genre.
Dans un monde confronté à des mouvements de repli identitaire, Marwane Jaouat estime que la culture africaine offre une leçon d’ouverture et de diversité. « Il faut juste des yeux pour regarder la culture africaine et s’apercevoir que l’Afrique est exemplaire dans ce qu’elle a à offrir », a-t-il affirmé. Il considère la culture africaine comme un antidote contre le repli identitaire, rappelant que l’Afrique est le berceau de l’humanité.
Marwane Jaouat a exprimé sa fierté de voir de jeunes Africains s’illustrer dans la recherche universitaire, mettant en lumière la richesse culturelle du continent. « L’objectif de la table ronde était aussi de montrer que la jeunesse, en si peu de temps, peut faire quelque chose d’académique, de scientifique, mais aussi de culturel dans la reconnaissance de la multiplicité, de la diversité de l’Afrique qui est sa première force », a-t-il souligné.
Jaouat a rappelé que la diversité et la multiplicité sont les principales forces de l’Afrique. En encourageant les jeunes chercheurs à explorer et à valoriser cette diversité, il espère promouvoir une meilleure compréhension et appréciation des cultures africaines à l’échelle mondiale.
La culture gnaoua, par sa richesse et sa diversité, illustre parfaitement la capacité de l’Afrique à intégrer et à s’ouvrir aux influences extérieures tout en préservant ses racines profondes. En défendant l’importance des coopérations culturelles et en valorisant la recherche universitaire, Marwane Jaouat appelle à une reconnaissance accrue de la diversité et de la richesse de l’Afrique, offrant ainsi une leçon précieuse pour un monde en quête d’ouverture et de compréhension mutuelle.
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