Le cinéma sénégalais, bien qu’ayant marqué l’histoire du 7e art en Afrique, fait face à des défis structurels qui freinent son essor. La ministre de la Culture, Khady Diène Gaye, a récemment appelé à une évaluation approfondie des contraintes et difficultés du secteur lors d’une rencontre avec la délégation sénégalaise ayant participé au FESPACO 2023 . Mais que signifie ce diagnostic pour l’avenir du cinéma sénégalais ? Et comment peut-il transformer un secteur en quête de renouveau ?
Dans cet article, nous explorerons les propositions clés de la ministre, les contributions des acteurs culturels et les pistes envisagées pour dynamiser le cinéma national.
« Lorsqu’on veut véritablement aller de l’avant et aboutir à des résultats très concrets, il nous faut diagnostiquer toutes les contraintes et les difficultés » , a souligné la ministre. Ce diagnostic vise à identifier les blocages majeurs du secteur, qu’il s’agisse de financements, de distribution ou de formation des talents.
Avec la participation active du Sénégal au FESPACO 2023 – où 51 films et projets ont été soumis – il est urgent de capitaliser sur cette visibilité internationale. Le moment est idéal pour poser les bases d’un écosystème cinématographique plus robuste.
Khady Diène Gaye a insisté sur l’importance de l’unité entre tous les acteurs du cinéma sénégalais. « C’est un appel, à l’ensemble de tous les acteurs qui tournent autour de l’écosystème, pour essayer de voir autour de quelles structures ils peuvent valablement se retrouver et s’identifier » , a-t-elle déclaré.
La ministre a particulièrement mis l’accent sur la nécessité d’inclure la jeunesse dans cette dynamique. En effet, les jeunes créateurs sont souvent les premiers touchés par les obstacles du secteur, notamment l’accès limité aux ressources financières et techniques.
Interrogée sur la création d’un festival cinématographique au Sénégal, la ministre a plutôt proposé un « agenda culturel ». Cette initiative vise à regrouper et coordonner les événements culturels existants, afin de renforcer leur impact.
Germain Coly, directeur de la Cinématographie, a précisé que ce futur festival ne devrait pas concurrencer le FESPACO, mais plutôt compléter ses objectifs. « L’écosystème sénégalais veut qu’on ait un festival fort mais qui ne va pas concurrencer le FESPACO » , a-t-il ajouté.
Lors de cette 29ème édition du FESPACO :
Ces chiffres témoignent de la vitalité de la production cinématographique sénégalaise. Cependant, pour maintenir cette dynamique, il est impératif de renforcer les infrastructures locales.
Le directeur de la Cinématographie a souligné l’importance de développer des maisons de distribution solides. Ces structures permettraient aux films sénégalais de trouver un public local et international, tout en assurant un retour sur investissement pour les créateurs.
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