La 15ᵉ édition de la Biennale de l’art africain contemporain, Dak’Art 2024, s’est achevée sur une note profondément émouvante. La performance Algorithm Ocean, True Blood Moves de l’artiste franco-martiniquais Julien Creuzet a captivé l’audience en explorant les mémoires enfouies des corps afro-diasporiques. Cette œuvre puissante a offert une conclusion vibrante à cet événement culturel majeur.
Dans le cadre historique de l’ancien Palais de Justice du Cap Manuel, une foule enthousiaste s’est rassemblée pour assister à cette création unique afin de marquer la fin de cette magnifique Biennale Dak’Art 2024. Julien Creuzet a expliqué que son travail visait à renverser la mémoire transatlantique de l’esclavage tout en examinant l’influence actuelle des algorithmes et des réseaux sociaux comme TikTok et Instagram.
« Les gestes populaires sur ces plateformes sont souvent les héritiers d’une histoire plus ancienne : celle de la traite, de l’exil et de l’éveil », a-t-il précisé. Interprétée par sept danseurs talentueux issus de l’École Alvin Ailey de New York, la performance mêlait des mouvements musculaires précis et chorégraphiés à une réflexion sur les traces laissées par l’histoire dans nos corps et nos gestes.
L’expérience était enrichie par un accompagnement musical d’une rare intensité. Le tambour bêlé martiniquais, joué par Boris Percu, a résonné avec force, tandis que la chanteuse haïtienne Malou Beauvoir a ému le public avec un chant ancestral en créole. Ces éléments sonores, combinés à une danse inspirée de la Shatta, un genre de dancehall électronique, ont offert une plongée multisensorielle dans les traditions afro-caribéennes.Cette œuvre, reflet du thème de Dak’Art 2024 « The Wake, l’éveil, le sillage », a interrogé la mémoire collective tout en célébrant les identités métissées.
Artiste visionnaire, Julien Creuzet n’en est pas à son premier grand projet. Représentant la France à la Biennale de Venise en 2023, il est reconnu pour son approche pluridisciplinaire mêlant musique, sculpture et chorégraphie. À travers Algorithm Ocean, True Blood Moves, conçu avec la chorégraphe brésilienne Ana Pi, il a encore une fois marqué les esprits en explorant les récits de l’Atlantique noir.Cette performance a été rendue possible grâce à la collaboration entre la Hartwig Art Foundation, Performa et Dak’Art 2024, illustrant ainsi l’importance des échanges culturels entre continents.
Avec cette performance magistrale, Dak’Art 2024 a réussi à clore son édition sur une note forte, célébrant l’art comme un outil de mémoire, d’identité et d’émancipation. Les spectateurs, touchés par l’intensité de cette œuvre, repartent avec une nouvelle perspective sur les récits souvent oubliés des corps afro-diasporiques. Dak’Art confirme une fois de plus son rôle de plateforme incontournable pour la créativité africaine et ses dialogues avec le monde entier. Cette édition a été à la fois marquante et inspirante, ouvrant la voie à de nouvelles explorations artistiques.
Réécrire
Salut la famille Culturama ! 🇸🇳 Aujourd'hui, on a vibré fort en écoutant notre légende…
Pourquoi cette édition est-elle incontournable pour les amateurs de cinéma ? Le cinéma court-métrage, souvent…
Pourquoi cette projection est-elle un événement à ne pas manquer ? Dans un contexte marqué…
Une inauguration qui fait date Vendredi soir à Dakar, les portes d’un lieu inédit se…
Un hommage saisissant à la puissance, à la mémoire et à la résilience des femmes…
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar accueille la toute première édition du Festival international du…
This website uses cookies.